Titre : Joshuu 701-gô: Sasori
Titre international : Female Prisoner #701 : Scorpion
Titre Français : La Femme Scorpion
Année : 1972
Durée : 1h23
Réalisateur : Ito Shunya
Avec : Kaji Meiko, Watanabe Fumio, Watanabe Yayoi, Yokoyama Rie, Natsuyagi Isao, Mihara Yoko, Negishi Akemi, Murota Hideo, Jo Emi, Kobayashi
Chie.
Premier volet de la saga des Sasori, Female Prisoner #701 est un pur film d’exploitation de Women in prison. Le programme habituel est au
rendez-vous: humiliations, torture, émeute, bagarres, vengeance, évasions, violence et puis bien sur également une tonne de femmes nues. Pour ceux qui ont pu voir le superbe 2e volet de la série
sorti en DVD dans la collection cinéma de quartier de Dionnet, sachez que l’on apprend comment et pourquoi Mastu s’est retrouvée en prison et d’autres choses comme l’incident qui fit perdre un
œil au chef de la prison.
Au niveau de la réalisation, on retrouve le superbe esthétisme propre au cinéma japonais des années 60/70 avec des jeux de lumière magnifiques mais également pas mal d’expérimentation au
niveau des cadrages et il ressort de tout ça des plans de toute beauté. Et puis évidemment pour sublimer le tout, il y a la divine Kaji Meiko qui par sa seule présence et son regard perçant
hypnotise complètement le spectateur. Son jeu passe par une gestuelle et surtout par son visage, tout en retenu, étant donnée que son personnage ne parle que très rarement dans le film, quelques
phrases tout au plus. L’ensemble du film est basé sur elle et on ne va pas sans plaindre, l’association de Ito Shunya / Kaji Meiko fonctionne à merveille.
La bande son elle n’est pas très musicale mais renforce l’ambiance visuelle par des bruitages répétitifs comme le son de la foudre ou d’une ampoule en mauvais état de marche. Malgré tout, Kaji
Meiko donne quand même de la voix pour le générique de début et de fin avec la chanson envoûtante Urami Bushi présente d’ailleurs sur la BO de Kill Bill en guise de générique de fin :
Uramiiii iibushiii.
Contrairement à la devise qui veut que la suite d’un film soit toujours « plus », plus de sexe, plus de sang… ce 1er volet est beaucoup plus orienté vers l’exploitation que sa suite qui l’était
pourtant déjà pas mal. Cependant il faut reconnaître aussi qu’elle lui est inférieure, à vouloir trop jouer sur l’exploitation, le film n’atteint pas la force et un tel niveau d’expérimentation
que l’on pourra retrouver dans le second volet de la série.
Amateur de film d’exploitation ou tout simplement amoureux de Meiko Kaji ce film ne vous décevra pas.
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