Ceux qui sont déjà allé au Japon ont peut être
remarqué dans les gares ou les magasins de souvenirs des portes clés, peluches ou figurines à l’effigie d’un mystérieux petit bonhomme vert possédant une bosse au niveau de l’entre-jambe. Il ne
s’agît pas d’un personnage tiré d’un manga, ni même d’un jeu vidéo alors qu’est ce que c’est exactement ?
Marimokkori est un personnage inventé uniquement dans le but
de vendre des produits dérivés. En 2005, la compagnie spécialiste de la conception de souvenir Kyowa décide de lancé une nouvelle mascotte.Tout d’abord vendu uniquement dans la région de
Hokkaido, son succès a été tel qu’il s’est étendu au pays tout entier. A la base du personnage se trouve un jeu de mot. « Marimo » est une sorte de concombre de mer ou plutôt une algue
(mo) ronde (mari) et verte qu’on trouve principalement dans les lacs de la région d’Hokkaido. Mokkori est une expression d’argot Japonais familière à tout ceux qui ont déjà lu les
mangas de Hojo Tsukasa : City Hunter ou Angel Heart qui désigne l’érection. Donc on pourrait traduire Marimokkori par : « le concombre qui
bande ».
Marimo - Mokkori
La particularité des portes clés / straps pour
téléphone portable Marimokkori, qui constitue la majeure partie des produits dérivés, c’est que chaque ville, région ou même parfois site touristique possède sa version qu’on ne trouve nul par
ailleurs. Ainsi le Marimokkori de Osaka sera différent de celui de Tokyo, Sapporo, Nikko … et chaque porte clé essai de retranscrire la spécialité de la région de la ville. Par exemple à Hokkaido
on trouvera un Marimokkori déguisé en ours, en Hachiko à Tokyo, en Bouddha géant à Kamakura, en Takoyaki à Osaka ou encore carrément dans le magasin qui se trouve à l’intérieur des chutes d’eau
de Kegon près du lac Chuzenji : un Marimokkori sous la forme des 3 singes de Nikko. Il existe donc énormément de version et qui ne sont disponible seulement à des endroits très
précis.
En dehors de ces fameux portes clés / strap pour téléphone portable, on peut
également trouver le t-shirt, le caleçon, des zippos (avec image en 3D !), une serviette de bain, des gateaux, une boisson, des stylos ou encore des peluches dont une qui vibre
lorsqu’on tire sur l’entrejambe. Le personnage est devenu tellement culte au Japon qu’une chanson accompagné d’un clip est sorti. Un clip qui bien sur est un chef d’œuvre ! Je vous laisse
juger par vous-même.
Cocori Cocori Marimokkori :
Voilà si un jour vous allez au Japon, vous saurez désormais ce qu'est ce petit bonhomme vert qui représente la parfaite adéquation entre l'éro et le kawai.
Bonus :
Voici une gallerie d'images des différents produits et versions de Marimokkori :
Gallerie Marimokkori
Une parodie diffusée sur la Fuji TV :
Le 2e clip des Cocori Boys
- Marimokkori Call :
Par Ryo Saeba
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Mercredi 3 septembre 2008
Titre : Joshuu 701-gô: Sasori
Titre international : Female Prisoner #701 : Scorpion
Titre Français : La Femme Scorpion
Année : 1972
Durée : 1h23
Réalisateur : Ito Shunya
Avec : Kaji Meiko, Watanabe Fumio, Watanabe Yayoi, Yokoyama Rie, Natsuyagi Isao, Mihara Yoko, Negishi Akemi, Murota Hideo, Jo Emi, Kobayashi
Chie.
Premier volet de la saga des Sasori, Female Prisoner #701 est un pur film d’exploitation de Women in prison. Le programme habituel est au
rendez-vous: humiliations, torture, émeute, bagarres, vengeance, évasions, violence et puis bien sur également une tonne de femmes nues. Pour ceux qui ont pu voir le superbe 2e volet de la série
sorti en DVD dans la collection cinéma de quartier de Dionnet, sachez que l’on apprend comment et pourquoi Mastu s’est retrouvée en prison et d’autres choses comme l’incident qui fit perdre un
œil au chef de la prison.
Au niveau de la réalisation, on retrouve le superbe esthétisme propre au cinéma japonais des années 60/70 avec des jeux de lumière magnifiques mais également pas mal d’expérimentation au
niveau des cadrages et il ressort de tout ça des plans de toute beauté. Et puis évidemment pour sublimer le tout, il y a la divine Kaji Meiko qui par sa seule présence et son regard perçant
hypnotise complètement le spectateur. Son jeu passe par une gestuelle et surtout par son visage, tout en retenu, étant donnée que son personnage ne parle que très rarement dans le film, quelques
phrases tout au plus. L’ensemble du film est basé sur elle et on ne va pas sans plaindre, l’association de Ito Shunya / Kaji Meiko fonctionne à merveille.
La bande son elle n’est pas très musicale mais renforce l’ambiance visuelle par des bruitages répétitifs comme le son de la foudre ou d’une ampoule en mauvais état de marche. Malgré tout, Kaji
Meiko donne quand même de la voix pour le générique de début et de fin avec la chanson envoûtante Urami Bushi présente d’ailleurs sur la BO de Kill Bill en guise de générique de fin :
Uramiiii iibushiii.
Contrairement à la devise qui veut que la suite d’un film soit toujours « plus », plus de sexe, plus de sang… ce 1er volet est beaucoup plus orienté vers l’exploitation que sa suite qui l’était
pourtant déjà pas mal. Cependant il faut reconnaître aussi qu’elle lui est inférieure, à vouloir trop jouer sur l’exploitation, le film n’atteint pas la force et un tel niveau d’expérimentation
que l’on pourra retrouver dans le second volet de la série.
Amateur de film d’exploitation ou tout simplement amoureux de Meiko Kaji ce film ne vous décevra pas.
Par Ryo Saeba
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Mercredi 3 septembre 2008
Titre : Paprika (
パプリカ)
Année : 2006
Durée : 1h30
Réalisateur : Kon Satoshi
Doublage : Hayashibara Megumi, Furuya Torû, Yamadera Kôichi, Hori Katsunosuke, Emori Toru, Ôtsuka Akio, Tanaka Hideyuki, Sakaguchi Daisuke, Iwata Mitsuo, Aikawa Rikako, Kon Satoshi,
Tsutsui Yasutaka
En l'espace de 3 films et une série, Kon Satoshi est devenu un réalisateur incontournable dans le paysage de l'animation japonaise. Paprika était donc attendu de pied ferme, surtout que
Tokyo Godfather, son long métrage précédent, était un peu trop typé "grand public".
On retrouve dans Paprika tous les thèmes cher au réalisateur : la parainoia, les jeux de mirroirs, la dualité des personnages, le
questionnement sur la fine ligne qu'il existe entre la folie du rêve et la réalité ... Et pourtant même si le thème de ses oeuvres reste le même, ce qui en découle formellement est comme à chaque
fois complètement différent. Paprika peut être considéré comme le film somme de Kon Satoshi, une sorte de Parainoia Agent porté sur grand écran.
Pour donner une idée du trip de Paprika il faut s'imaginer un mélange entre Chihiro pour le côté univers visuel délirant et Ghost in
the shell pour la thématique et le propos. Alors bien sur le film ne tient pas la comparaison par rapport au 2 films précédemment sités dans chacun de leur domaine, mais le mix des deux
est tout de même très réussi et surtout incroyablement ludique. Mais du coup ce qu'on gagne en maîtrise visuelle et formelle, on le perd au niveau du traitement de l'histoire. Le fond
reste intéressant mais le traitement est moins poussé que dans un Millenium Actress ou un Perfect Blue. Le film finalement tourne plus sur la forme des rêves que sur leur fond.
Paprika est donc une oeuvre plus "mineure" sur le fond que Millenium Actress, Paranoia Agent ou Perfect Blue mais le plaisir durant le
visionnage est bel et bien là.
Par Ryo Saeba
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Pour inaugurer cette section J-Music, je voulais commencer par un "My Boom" (coup de coeur) comme disent les Japonais en vous
présentant le groupe Laughlife et leur premier album.
Découvert sur la chaine NoLife, ce petit groupe produit par le label indépendant "RAINBOW ENTERTAINMENT" possède un style enjoué et très plaisant, assez différent de ce qui se fait
habituellement. On pourrait dire que c'est un mélange de Jpop et de Reggae Japonais au niveau du style.
Le groupe a démarré avec 4 membres à Yokohama puis JUN-P(Gtジュンピー)a rejoint le groupe en mars 2007. Aujourd'hui le groupe est donc constitué de 5 membres :
5月IZ-ME(MCイズミ), PAL(Voパル), HODAKA(Baホダカ), KINUKA(Drキヌカ) et JUN-P(Gtジュンピー).
A leur actif ils ont pour le moment sorti un album en aout 2007 intitulé "Life is music" qui contient 6 titres. Après avoir tourné leur premier clip Sora (空), ils sont actuellement en train de
finaliser leur second clip qui devrait comme Sora également être diffusé chez nous grace à NoLife.
Track List :
1. Good Vibration
2. Summer Vacation
3. 空
4. ハカナイ空に
5. オリジナルチャンピオンSONG
6. MyLifeStyle
Alors bien sur ayant découvert le groupe via la chanson Sora (track 3. 空), ça
reste ma chanson préférée de l'album. Juste après vient Original Champion Song (track 5. オリジナルチャンピオンSONG) qui est vraiment excellente puis MyLifeStyle (track 6) qui est la chanson qui se rapproche le plus de Sora au niveau du style. Summer Vacation est bien
fun aussi par contre le track 4. ハカナイ空に est en dessous du reste et je suis pas super fan du track 1 : Good Vibration qui est
beaucoup trop répétitif.
Dans l'ensemble je suis pas déçu par cet album qui ne contient certes pas beaucoup de titres mais la majorité de bonne qualité.
Pour finir et pour vous donner une petite idée du style du groupe je vous laisse avec le clip Sora :
Par Ryo Saeba
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