Mardi 9 septembre 2008
Si vous êtes passionné par le Japon vous devez sûrement déjà avoir vu Lost in Translation de Sofia Coppola avec Bill Murray, et bien le coup de l'acteur Américain qui fait de la publicité et qui a l'air super enthousiaste ce n'est pas un mythe. Pour preuve Tommy Lee Jones et ses publicités pour la gamme de café Boss de Suntory. Gamme de café que j'avais d'ailleurs évoqué dans ma revue des boissons ici : Revue des boissons : les cafés.


En plus des affiches visibles sur les distributeurs de canettes et les arrêts de bus, Tommy Lee Jones a joué dans une longue série de pub TV dans lequel il interprête un extra-terrestre envoyé sur terre et plus particulièrement au Japon pour étudier la nature humaine. On peut donc voir "Alien Jones" découvrir les joies du Maid Café, du Onsen ou encore du Karaoké, et s'essayer à tout un tas de boulots divers et variés.

Voici un petit best of de cette série de publicités :

Mission 5 : Revenge




Mission 6 : Karaoké



Mission 7 : Host Club



Mission 11 : Hot Spring



Mission 12 : Akihabara


Et si ça ne vous suffit pas, l'intégrale est disponible ici : Boss Suntory ad

Par Ryo Saeba - Publié dans : Publicités - Communauté : Tout sur le Japon
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Mercredi 3 septembre 2008

 

 Titre : Joshuu 701-gô: Sasori

Titre international : Female Prisoner #701 : Scorpion
Titre Français : La Femme Scorpion

Année : 1972

Durée : 1h23

Réalisateur :
 Ito Shunya

  Avec : Kaji Meiko, Watanabe Fumio, Watanabe Yayoi, Yokoyama Rie, Natsuyagi Isao, Mihara Yoko, Negishi Akemi, Murota Hideo, Jo Emi, Kobayashi Chie.

 

 

Premier volet de la saga des Sasori, Female Prisoner #701 est un pur film d’exploitation de Women in prison. Le programme habituel est au rendez-vous: humiliations, torture, émeute, bagarres, vengeance, évasions, violence et puis bien sur également une tonne de femmes nues. Pour ceux qui ont pu voir le superbe 2e volet de la série sorti en DVD dans la collection cinéma de quartier de Dionnet, sachez que l’on apprend comment et pourquoi Mastu s’est retrouvée en prison et d’autres choses comme l’incident qui fit perdre un œil au chef de la prison.

 

Au niveau de la réalisation, on retrouve le superbe esthétisme propre au cinéma japonais des années 60/70 avec des jeux de lumière magnifiques mais également pas mal d’expérimentation au niveau des cadrages et il ressort de tout ça des plans de toute beauté. Et puis évidemment pour sublimer le tout, il y a la divine Kaji Meiko qui par sa seule présence et son regard perçant hypnotise complètement le spectateur. Son jeu passe par une gestuelle et surtout par son visage, tout en retenu, étant donnée que son personnage ne parle que très rarement dans le film, quelques phrases tout au plus. L’ensemble du film est basé sur elle et on ne va pas sans plaindre, l’association de Ito Shunya / Kaji Meiko fonctionne à merveille.

 

La bande son elle n’est pas très musicale mais renforce l’ambiance visuelle par des bruitages répétitifs comme le son de la foudre ou d’une ampoule en mauvais état de marche. Malgré tout, Kaji Meiko donne quand même de la voix pour le générique de début et de fin avec la chanson envoûtante Urami Bushi présente d’ailleurs sur la BO de Kill Bill en guise de générique de fin : Uramiiii iibushiii.

 

Contrairement à la devise qui veut que la suite d’un film soit toujours « plus », plus de sexe, plus de sang… ce 1er volet est beaucoup plus orienté vers l’exploitation que sa suite qui l’était pourtant déjà pas mal. Cependant il faut reconnaître aussi qu’elle lui est inférieure, à vouloir trop jouer sur l’exploitation, le film n’atteint pas la force et un tel niveau d’expérimentation que l’on pourra retrouver dans le second volet de la série.

Amateur de film d’exploitation ou tout simplement amoureux de Meiko Kaji ce film ne vous décevra pas.

Par Ryo Saeba - Publié dans : Cinéma (Eiga) - Communauté : Tout sur le Japon
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Mercredi 3 septembre 2008

 

 Titre : Paprika ( パプリカ)

Année : 2006

Durée : 1h30

Réalisateur :
Kon Satoshi

  Doublage : Hayashibara Megumi, Furuya Torû, Yamadera Kôichi, Hori Katsunosuke, Emori Toru, Ôtsuka Akio, Tanaka Hideyuki, Sakaguchi Daisuke, Iwata Mitsuo, Aikawa Rikako, Kon Satoshi, Tsutsui Yasutaka

 

 
 


En l'espace de 3 films et une série, Kon Satoshi est devenu un réalisateur incontournable dans le paysage de l'animation japonaise. Paprika était donc attendu de pied ferme, surtout que Tokyo Godfather, son long métrage précédent, était un peu trop typé  "grand public".

 

On retrouve dans Paprika tous les thèmes cher au réalisateur : la parainoia, les jeux de mirroirs, la dualité des personnages, le questionnement sur la fine ligne qu'il existe entre la folie du rêve et la réalité ... Et pourtant même si le thème de ses oeuvres reste le même, ce qui en découle formellement est comme à chaque fois complètement différent. Paprika peut être considéré comme le film somme de Kon Satoshi, une sorte de Parainoia Agent porté sur grand écran.

Pour donner une idée du trip de Paprika il faut s'imaginer un mélange entre Chihiro pour le côté univers visuel délirant et Ghost in the shell pour la thématique et le propos. Alors bien sur le film ne tient pas la comparaison par rapport au 2 films précédemment sités dans chacun de leur domaine, mais le mix des deux est tout de même très réussi et surtout incroyablement ludique. Mais du coup ce qu'on gagne en maîtrise visuelle et formelle, on le perd au niveau du traitement de l'histoire. Le fond reste intéressant mais le traitement est moins poussé que dans un Millenium Actress ou un Perfect Blue. Le film finalement tourne plus sur la forme des rêves que sur leur fond.

Paprika est donc une oeuvre plus "mineure" sur le fond que Millenium Actress, Paranoia Agent ou Perfect Blue mais le plaisir durant le visionnage est bel et bien là.

Par Ryo Saeba - Publié dans : Cinéma (Eiga) - Communauté : Tout sur le Japon
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Dimanche 31 août 2008

 

Pour inaugurer cette section J-Music, je voulais commencer par un "My Boom" (coup de coeur) comme disent les Japonais en vous présentant le groupe Laughlife et leur premier album.

Découvert sur la chaine NoLife, ce petit groupe produit par le label indépendant "RAINBOW ENTERTAINMENT" possède un style enjoué et très plaisant, assez différent de ce qui se fait habituellement. On pourrait dire que c'est un mélange de Jpop et de Reggae Japonais au niveau du style.

Le groupe a démarré avec 4 membres à Yokohama puis JUN-P(Gtジュンピー)a rejoint le groupe en mars 2007. Aujourd'hui le groupe est donc constitué de 5 membres :

5月IZ-ME(MCイズミ), PAL(Voパル), HODAKA(Baホダカ), KINUKA(Drキヌカ) et JUN-P(Gtジュンピー).

A leur actif ils ont pour le moment sorti un album en aout 2007 intitulé "Life is music" qui contient 6 titres. Après avoir tourné leur premier clip Sora (空), ils sont actuellement en train de finaliser leur second clip qui devrait comme Sora également être diffusé chez nous grace à NoLife.



Track List :

1. Good Vibration
2. Summer Vacation
3. 空
4. ハカナイ空に
5. オリジナルチャンピオンSONG
6. MyLifeStyle


Alors bien sur ayant découvert le groupe via la chanson Sora (track 3. 空), ça reste ma chanson préférée de l'album. Juste après vient Original Champion Song (track 5. オリジナルチャンピオンSONG) qui est vraiment excellente puis MyLifeStyle (track 6) qui est la chanson qui se rapproche le plus de Sora au niveau du style. Summer Vacation est bien fun aussi par contre le track 4.  ハカナイ空に est en dessous du reste et je suis pas super fan du track 1 : Good Vibration qui est beaucoup trop répétitif.

Dans l'ensemble je suis pas déçu par cet album qui ne contient certes pas beaucoup de titres mais la majorité de bonne qualité.


Pour finir et pour vous donner une petite idée du style du groupe je vous laisse avec le clip Sora :



Par Ryo Saeba - Publié dans : J-Music - Communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 29 août 2008
 
 

Titre : 1-ichi

Année : 2003

Durée : 1h23

Réalisateur : Tanno Masato

Avec : Teah, Omori Nao, Chihara Koji, Amate Chisato










Dai (Teah) est un bagarreur qui ne se bat que pour devenir le meilleur, le numéro 1. A chacun de ses combats il remarque quelqu’un qui l’observe avec un sourire aux lèvres. Pensant qu’il se moque de lui, ce sourire hante littéralement Dai qui va chercher ce garçon pour lui demander des explications.



Masato Tanno le réalisateur du film réalise une sorte de préquelle au film Ichi the killer de Miike Takashi qui nous narre les origines et l’éveil du tueur Ichi. Il connaît plutôt bien son sujet puisque qu’il n’est autre que l’assistant réalisateur de Miike sur Ichi the killer. Shiroichi (pas encore Ichi) n’est pas le personnage principal tout comme Kakihara dans le film de Miike, ici on suit le film depuis la vision de Dai interprété par Teah qu’on a déjà pu remarquer pour son rôle de brésilien dans City of the lost soul. Il a le physique parfait pour le rôle, le regard froid et très dur c’est un bagarreur qui n’a comme seul but de devenir le numéro 1. L’univers du film est très proche de celui d’un manga, peu étonnant puisqu’à la base c’est une adaptation du manga de Yamamoto Hideo.



On retrouve donc une ambiance proche des manga de baston comme Young GTO, Tough ou encore Racailles Blues et un univers où on peut se battre dans l’enceinte d’un lycée sans avoir de répercussions ou même en pleine salle de cours. Il y a 3 personnages qui se détache dans le film, Dai, Shiroichi et Onizame. Ce dernier est un adepte de l’aïkido et casse des os comme il respire. Ce personnage est spécialisé dans le cassage d’os et le bruit qu’ils font lorsqu’ils cassent (proportionnel au calcium). C’est le point commun qu’il a avec Shiroichi qui ne trouve une jouissance que dans la violence extrême. Le film nous permet donc de découvrir l’univers et la naissance de Ichi, l’origine de son nom, de son fameux coup de pied marteaux et de son costume (dans une moindre mesure). Cependant le film n’a pas énormément de moyens et ça se voit. Destiné au marché de la vidéo il est tourné en DV et la qualité du métrage en souffre. En effet la photographie est proche du style série TV et la réalisation est très basique avec des effets qui ont plus tendance à énerver qu’autre chose comme dans la poursuite finale qui semble s’éterniser.



Les combats ou plutôt les bagarres sont bien rendu grâce surtout au bruit sourd des impacts des coups de poing ou des craquages d’os. La violence est également au rendez vous, ça frappe dur, ça viole et ça casse les os …
Bilan mitigé donc pour cette « préquelle » qui est tout de même conseillé pour les fans de Ichi The Killer ou pour les amateurs de shonen baston à la slam dunk (sans le comique) qui y trouveront leur compte.



Par Ryo Saeba - Publié dans : Cinéma (Eiga) - Communauté : Tout sur le Japon
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